Dépression post-partum : que faire et qui consulter ?

Tu es jeune maman et ton quotidien n’est absolument pas celui auquel tu t’attendais. Tu as très souvent envie de pleurer, tu te sens triste, seule, tu as peut-être même des idées noires voire suicidaires. Tu n’es pas seule et tu n’es pas bizarre. Tu vis certainement une dépression  postnatale. 

Que faire quand on traverse une dépression post-partum ? 

Je suis Nejla, accompagnante périnatale à Tours. Au quotidien, j’accompagne des jeunes mères qui traversent cette épreuve.  Tu es au bon endroit pour en savoir plus et trouver les ressources dont tu as besoin. La première chose que j’ai envie de te dire c’est que ce n’est pas de ta faute et que tu as besoin de soutien, un vrai soutien par des professionnels compétents et spécialisés. 

Que faire en cas de dépression post-partum ?

  1. Ne pas rester seule : La dépression post-partum touche 20 % des mères et n’est pas de votre faute.
  2. Consulter un professionnel de santé : Prends rendez-vous avec ta sage-femme, ton médecin traitant ou ton gynécologue.
  3. Faire le test de dépistage : Utilise l’échelle d’Édimbourg (EPDS) pour évaluer tes symptômes.
  4. Bénéficier d’un soutien périnatal : Fais-toi accompagner au quotidien pour libérer la parole et retrouver du relais.

Quels sont les symptômes de la dépression post-partum ?

  • un manque d’énergie
  • un tristesse profonde, pleurs
  • une perte de plaisir dans la vie quotidienne
  • des difficultés à s’occuper du bébé
  • des pensées négatives

Qui peut traverser une dépression post-partum ?

Toutes les femmes qui vivent une grossesse peuvent traverser une dépression post-natale (DPP). Dans les faits, environ 20% des jeunes mères sont touchées par la dépression post-partum. 

Cette pathologie est souvent sous-diagnostiquée. Cela veut dire qu’il y a plus de femmes qui traversent une DPP mais qui ne consultent pas ou qui ne sont pas diagnostiquées. 

Il est fréquent que la dépression se soit installée pendant la grossesse, on parle alors de dépression anténatale. Celle-ci est encore moins connue et diagnostiquée.

Besoin d’une écoute immédiate ou d’aide en urgence ?

Tu n’as pas à traverser cela seule. Des professionnels sont joignables gratuitement et en toute confidentialité :

  • Le 3114 : Le numéro national de prévention du suicide (accessible 24h/24 et 7j/7).

  • Le 0 800 005 358 : La ligne d’écoute de l’association Maman Blues pour échanger avec des personnes qui comprennent ce que tu vis.

Quelle est la différence entre le “baby-blues” et la dépression post-partum ?

Le baby-blues est un état généralement court qui dure entre quelques heures et quelques jours suite à l’accouchement. 

Pendant cette phase, la jeune maman peut être chamboulée par ses émotions, elle peut pleurer facilement, se sentir triste sans raison. Elle peut perdre confiance en elle. Cet état est dû aux changements hormonaux, physiques et psychiques de l’accouchement. 


Si le souvenir de ton accouchement entraîne des pleurs, une incapacité à en parler sans être bouleversée, il est important de consulter. Parlez-en à ta sage-femme, ton·ta gynécologue, le·la psychologue de la maternité. Un rendez-vous avec une accompagnante périnatale formée peut également te permettre d’être entendue, tu pourras alors trouver les ressources pour soulager le souvenir de cet accouchement traumatique. Tu peux également prendre contact avec moi pour en parler.

Existe-t-il des facteurs de risque pour la dépression postnatale ?

Selon une étude de 2022, il existe un certain nombre de facteurs de risque chez les femmes primipares (dont c’est le premier accouchement). Je t’en ai relevé quelques-uns.

Dans tous les cas je veux que tu te rappelles qu’il n’y a pas de honte à ressentir d’être en dépression. Tu as besoin d’aide et de soutien professionnel.

L’un des premiers facteurs de risque c’est la douleur vécue lors de l’accouchement. On note également que la relation au sein du couple est très importante pour prévenir la DPP.

Une autre étude met en avant : le diabète gestationnel, la dépression anténatale, la naissance d’un bébé de sexe masculin, des antécédents de dépression et de dépression post-partum, l’utilisation de l’analgésie péridurale pendant l’accouchement. 

Certains articles parlent également des difficultés durant l’accouchement.

Comment sortir de la dépression post-partum ?

Avant tout, il est important de poser des mots sur ce que tu traverses. Pour t’aider à y voir plus clair, les professionnels de santé utilisent un outil de dépistage validé : l’Échelle de Dépression Post-Natale d’Édimbourg (l’EPDS). Ce questionnaire simple en 10 questions permet d’évaluer ton niveau d’anxiété et d’épuisement. Si ton score est élevé, il indique qu’un soutien est nécessaire.

Tu as besoin d’un soutien de professionnel. Dans certains cas, il te faudra un suivi psychiatrique. Certaines mères ont besoin d’une hospitalisation, elle peut parfois se faire en unité pouvant accueillir mère et enfant. 

La première étape est de demander du soutien : tu peux prendre rendez-vous avec ta sage-femme, ton gynécologue, ton médecin traitant. Tu peux également te tourner vers la PMI de ton territoire et l’association Maman blues

En plus du soutien psychologique et médical, réinvestir son corps en douceur est une étape précieuse pour sortir de l’épuisement. Prendre un temps pour soi à travers un massage post-natal ou un soin Rebozo à Tours permet de se reconnecter à ses sensations, d’apaiser les tensions physiques et de refermer symboliquement le chapitre de l’accouchement.

Livres, podcasts et associations : les ressources utiles

Je te recommande la lecture du livre Dépression post-partum, la face cachée de la maternité, si tu préfères les lectures de BD je te propose La remplaçante.

Et si tu as comme moi une passion pour les podcasts je t’invite à écouter l’épisode 255 de la Matrescence.

Se faire accompagner en post-partum à Tours et en visio

Maintenant que tu as lu cet article, j’espère que tout sentiment de honte ou de culpabilité s’apaise. Prends le temps de trouver autour de toi les professionnels compétents pour t’entourer. Parles-en à tes proches, ton/ta conjoint·e, ta famille. 

Prends rendez-vous avec ta sage-femme afin d’être soutenue et orientée vers les services dont tu as besoin pour traverser la dépression post-partum. 

D’ailleurs c’est peu connu mais saches également que la dépression post-partum peut toucher le co-parent. Si ton/ta conjoint·e montre des signes d’épuisement profond ou de détachement, un accompagnement au burnout parental peut vous aider à traverser cette tempête en couple. .

Tu sens que tu as besoin d’un accompagnement, je suis là pour t’écouter et te soutenir, alors n’attends pas, prends rendez-vous pour recevoir le soutien que tu mérites au cabinet ou en visio.

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